Casser les cailloux au collège de Pauhaguet
dessiner les premiers contours des yeux de la Garnassoune
Les carrières d’argiles autour de Paulhaguet étaient autrefois utilisées pour fabriquer des tuiles. Depuis elles sont devenus des étangs, souvent des zones humides qui accueilleunt depuis toute sortes de bêtes. Avec ses reliefs formés des remblais des anciennes tuileries, la Garnassoune fait figure de monstre endormis. Mais si elle est une drôle de bête où sont les yeux, où est la tête ? Depuis ses yeux que voit-on et qui /quoi nous regarde ?
Le papillon cuivré des marais, les demoiselles, mais aussi les lézards, salamandres, grenouilles, crapauds ou vers de terres, nématodes ou tardigrades. Une faune des zones humides dont on vient faire le nid et signifier la présence.
Au Collège de Paulhaguet, nous avons travaillé avec la classe de 4e et leur animatrice. Ce matin, on démarre dehors. A Paulhaguet, l'argile est présent un peu de partout. Situé à la confluence de l'Allier et de la Sénouire, la vie de ce village a pendant longtemps été rythmé par les moulins à argile des tuileries et des biquetteries. Avec les pèles et les sceaux, on creuse dans le talus d'un lotissement pour récupérer un peu de matière. On a amené une quantité de matière séchée au préalable qu'on va ensemble également concasser et tamiser.
Après cette mise en jambe un peu physique, nous invitons les jeunes Paulhaguettois à composer avec des tuiles prédécoupées une maquette des installations.
L'installation propose de prêter attention à une vie du sol que les anciennes carrières d'argile accueillent aujourd'hui. Nous avons proposé aux jeunes dessinateurs d'interpréter différentes bêtes salamandre, mulot, cloportes, larves et accueillis dans les remblais qui bordent ce qui est aujourd'hui l'étang de Salzuit.