Feutrer l'écaille aux ateliers de la Bruyère
A Saugues, nous fabriquons les toutes premières écailles du sauvage
Sur les plateaux de la Margeride, les vents soufflent fort. En marchant du côté de Chanaleilles, on voit des arbres tordus par les tempêtes en abriter de plus petits. On se dit que sur ces chemins les visiteuses pourraient avoir besoin d’un abris. On se dit que c’est aussi ici que commencent les rives de l’Allier.
Il n’y a pas de forêt qui ne soit la mère d’un ruisseau, pas de bois sans soif, ni de fleuve qui les abreuve.
En revêtant les parois de cet abris d’autant de ses écailles nous cherchons à rappeler la dimension d’espèce parapluie des Saumons. Protéger le poisson emblématique, suppose de porter attention aux vulnérabilités des milieux qui le font vivre. Aussi, pour veiller sur les rivières, faut-il porter attention aux forêts, pour s’assurer de la santé des arbres est il vital de prendre soin des poissons.
Laita anime cet atelier avec les salariés de l'ACI laine des Ateliers de la Bruyère. Elle a amené un livre de référence sur les saumons à partir duquel elles propose à chacun.e de livrer une interprétation.
A partir d'un gabarit les participant.es accompagné.es de leur cheffe d'atelier feutrent comme un bonnet pour produire 2 tuiles dans le même mouvement. Dans un premier temps, Iels roulent la laine cardée dans du papier bulle avec du savon et de l'eau chaude. Elles viennent ensuite finir avec de la vapeur d'eau.
Nous expérimenterons deux techniques de décoration. Avec un fil positionné ou une mèche directement feutrée avec la masse ou après le feutrage, avec une aiguille on poinçonne de la laine de couleur dans le feutre précédemment formé.